11 TENDANCES CRUCIALES DE CONSOMMATION POUR 2011

Introduction | Une autre année, et encore une autre montagne russe de menaces et d'opportunités. Nous avons tendance à mettre l'accent sur ces dernières car, au milieu des guerres financières et des nations qui font faillite, il y a actuellement davantage de possibilités pour les marques créatives et les entrepreneurs de répondre aux besoins changeants des consommateurs. Du Brésil à la Belgique. Pas de repos pour les malins !



Avant de commencer...

Comme tout est sur les tendances, et que les " tendances " peuvent vouloir dire tout, du " vieillissement de la population en Europe centrale " à " la longueur des jupes du printemps 2012 ", nous avons besoin de préciser que :

  • Nous suivons les tendances de consommation. Pas les macro-tendances. Eh bien, en fait si, nous les suivons, mais nous ne les publions pas. Donc, pour " la vision macro-géo-politico-environnementale 2011 " voir les sources telles que McKinsey’s Global Institute et Global Trends.
  • De toute évidence, les tendances ne " naissent " pas le 1er janvier ou ne se terminent pas le 31 décembre. Les professionnels qui attendent avec impatience la liste du Top Onze ont un besoin auquel nous voulons volontiers répondre, mais toutes les tendances sont en constante évolution, et tout le contenu ci-dessous est d’une façon ou d'une autre déjà en cours. Les grandes tendances des consommateurs sont plus comme des courants dans l’océan qu’un raz de marée qui ne frappe qu’une fois.
  • Nous ne sommes pas non plus en train de dire qu'il y a seulement 11 tendances de consommation à suivre en 2011, il y a des dizaines de tendances de consommation importantes qu'il faut connaître et qui s’appliquent à n’importe quel moment de l'année. Nous nous contentons de vous apporter une sélection pour vous lancer. Si vous avez envie d’en faire plus, lisez les listes de tendances d’autres entreprises ou achetez notre Premium service, qui comprend en exclusivité le 2011 Trend Report, un rapport de 100+ slides/ pages qui souligne 60+ tendances
  • Tout ceci veut dire que les nombreuses tendances que nous avons mises en évidence au cours des dernières années seront toutes aussi importantes l'année prochaine que celles dont nous discutons dans ce briefing. De MATURIALISM à BRAND BUTLERS
  • Oh, d’ailleurs aucune de ces tendances ne s'applique à tous les consommateurs.
  • Une dernière chose, surveiller les tendances c’est en fait les appliquer. À propos des innovations. C'est pratique. Et pour faire de l'argent. Donc, oubliez " c’est intéressant à savoir " ou " des promesses en l’air ". Voir la dernière partie de ce Trend Briefing pour comment appliquer ces tendances tout de suite.


Sommaire des 11 tendances de consommateurs :


1. RANDOM ACTS OF KINDNESS

En 2011, attendez-vous à ce que les entreprises surveillent l'humeur publique des consommateurs et qu'elles réagissent avec des actes de bonté aléatoires... le marketing ne sera peut être plus jamais pareil ;-) Lire la suite »

2. URBANOMICS

Êtes-vous prêt pour des centaines de millions de consommateurs encore plus audacieux ou plus expérimentés ? Ah, et ça c'est juste un des effets secondaires de l'urbanisation rapide de la planète... Lire la suite »

3. PRICING PANDEMONIUM

Ventes flash, groupement d'achats, les offres menées par GPS : cette année, le prix ne sera plus jamais le même... Lire la suite »

4. MADE FOR CHINA (IF NOT BRIC)

Attendez-vous à ce qu'un nombre croissant de marques " occidentales " lancent de nouveaux produits ou même de nouvelles marques dédiées aux (ou en étant respectueux des) consommateurs dans les marchés émergents... Lira la suite »

5. ONLINE STATUS SYMBOLS

Cette année, vous ne pouvez pas vous tromper en fournissant vos clients (aimants et en ligne) avec toutes sortes de symboles, virtuels ou " vrais ", qui permettent de montrer à leur entourage leurs contributions en ligne, leurs créations ou leur popularité... Lire la suite »

6. WELLTHY

Etre en bonne santé est maintenant aussi important pour certains consommateurs que d'avoir les plus grands, les derniers ou les plus brillants symboles de statuts. Un nombre croissant de consommateurs s'attend à des produits et à des services de santé au cours des 12 prochains mois (et au-delà) pour éviter la misère (si ce n'est d'améliorer leur qualité de vie), plutôt que de simplement traiter les maladies et les affections... Lire la suite »

7. SOCIAL-LITES ET TWINSUMERS

Attendez-vous à ce que davantage de consommateurs deviennent des " curateurs web " : diffuser, compiler, commenter, partager et recommander les contenus, les produits, les achats, et les expériences à la fois à leurs amis et à un public plus large... Lire la suite »

8. EMERGING GENEROSITY

Les marques et les particuliers fortunés des marchés émergents (oui, en particulier la Chine) seront dans l'obligation de partager, de donner, de s'occuper et d'être sympathiques plutôt que de vouloir seulement vendre et prendre. Et pas seulement dans leur pays d'origine, mais à l'échelle mondiale...Lire la suite »

9. PLANNED SPONTANEITY

Avec un mode de vie étant devenu fragmenté, avec des environnements urbains très denses offrant aux consommateurs un grand nombre d'options disponibles instantanément, et avec les smartphones qui ont créé cette génération avec peu d'expérience de faire (ou de suivre) des plans rigides, cette nouvelle année verra la totale du PLANNED SPONTANEITY... Lire la suite »

10. ECO SUPERIOR

Quand il s'agit de la " consommation verte ", attendez vous à une hausse des produits ECO-SUPERIOR : des produits qui ne sont pas seulement écologiques, mais supérieurs aux polluants actuels de toutes les façons possibles... Lire la suite »

11. OWNER-LESS

Ce pourrait être l'année où le partage et la location font vraiment partie de la conscience des consommateurs traditionnels. Les grandes marques et les gouvernements mettent tout leur poids dans le sens de ce changement culturel... Lire la suite »


RANDOM ACTS OF KINDNESS

"ACTES DE BONTÉ ALÉATOIRES"

Quand il s'agit de la méga tendance GENERATION G (G pour la Générosité), il n'y a pas de meilleure façon pour une marque que de faire ce qu‘elle a promis de faire et de s'engager dans RANDOM ACTS OF KINDNESS (R.A.K.). Les envies des consommateurs pour ce qui est vrai et pour le contact humain, garantissent que ce sera le moyen le plus efficace pour les marques, que ce soit en payant une addition au hasard ou en envoyant un cadeau surprise, de communiquer avec des clients (potentiels) en 2011 - en particulier les consommateurs pressés de toutes parts en Amérique du Nord, en Europe et au Japon.

Pour les marques, une stratégie R.A.K. sérieuse (et sincère) peut signifier ne plus être considérées comme rigides et complexes, mais plutôt compatissantes et charismatiques. Quelque chose qui est, bien sûr inestimable et amusant.

Ce qui alimente la tendance R.A.K. est la capacité des marques à réellement savoir ce qui se passe dans la vie des consommateurs (que ce soit bon ou mauvais !), puisque les gens communiquent publiquement et sciemment (de Facebook à Twitter) de plus en plus sur leur vie quotidienne, leurs humeurs ou leurs allées et venues.

Les réseaux sociaux permettent aussi aux actes de bonté de se propager bien au-delà de ses destinataires, car ils seront heureux de partager avec leurs amis et leurs suiveurs la bonne nouvelle inattendue (voir SOCIAL-LITES). Voici deux exemples amusants à copier ou à améliorer au cours des 12 prochains mois :

  • Le service de livraison de fleurs Interflora a lancé une campagne de media social au Royaume Uni, pour égayer la vie des utilisateurs de Twitter en leur envoyant des fleurs. Interflora surveille Twitter pour trouver des utilisateurs ayant besoin d’un petit peu de gaité. Une fois trouvés, les utilisateurs ont été contactés et Interflora leur a envoyé un bouquet de fleurs comme surprise.
  • La compagnie aérienne allemande KLM a lancé une campagne " How Happiness Spreads " (comment le bonheur se propage) basé sur Foursquare dans laquelle ils ont engagé une " Équipe Surprise " pour donner aux passagers des cadeaux personnalisés et inattendus à l’aéroport. Pendant le mois de novembre 2010 dès que quelqu’un s’enregistrait à l’emplacement Foursquare de KLM dans le réseau d’aéroports, l’Équipe Surprise allait en ligne pour avoir plus d’infos sur la personne en question afin de choisir le cadeau le plus approprié et le lui donner avant le départ. Par exemple, un voyageur a tweeté qu’il allait rater un match de foot du PSV Eindhoven alors qu’il serait à New York. L’Équipe Surprise lui a donné un guide Lonely Planet de New York avec tous les bars sportifs surlignés en bleu.

URBANOMICS

L'urbanisation demeure l'une des méga-tendances absolue pour la prochaine décennie. Voici juste une statistique qui veut tout dire : " Aujourd'hui, la moitié de la population mondiale - 3 milliards de personnes – vivent dans les zones urbaines. Près de 180 000 personnes par jour emménagent dans les villes, ajoutant environ 60 millions de nouveaux citadins chaque année. ” (Source : Intuit, octobre 2010)

Comment cela peut-il changer le domaine des consommateurs ? Tout d'abord, les consommateurs urbains ont tendance à être plus audacieux, plus libéraux, plus tolérants, plus expérimentés, plus enclins à essayer de nouveaux produits et de nouveaux services. Dans les marchés émergents, ces effets ont tendance à être encore plus prononcés, avec les nouveaux arrivants qui, loin de leurs structures sociales et familiales traditionnelles, sont constamment exposés à un plus large éventail de nouvelles alternatives.

D'autre part, garder un œil sur les " ILES URBAINESM " : seulement 100 villes représentent actuellement 30% de l'économie mondiale, et presque toutes ses innovations. Beaucoup de capitales du monde ont évolué et ce sont adaptées à travers les siècles de domination: Londres, New York, Paris, etc. L’économie de la ville de New York à elle seule est plus importante que 46 économies de l'Afrique subsaharienne réunies. Hong Kong reçoit plus de touristes chaque année que l'ensemble de l'Inde (Source : Foreign Policy, août 2010). Toutefois, des métropoles comme Shanghai, Sao Paulo et Istanbul sont évidemment désireuses de rejoindre aussi le peloton de tête.

De répondre aux citoyens des villes dans ces vastes entités urbaines nécessite une approche locale et dédiée aux produits, aux services et aux campagnes qui reflètent, voire dépassent, l'approche habituelle spécifique à chaque pays.

Pour résumer : En 2011, misez sur les produits, les services, les expériences ou les campagnes qui ciblent très spécifiquement les besoins (souvent plus raffinés, plus au courant) des citadins du monde entier, si ce n'est ville par ville. Et n'oubliez pas de leur insuffler une forte dose de " FIERTÉ URBAINE ". De Absolut Cities de Smirnoff au Megacity vehicle de BMW, urbain est la marche à suivre.

Note : Comme URBANOMICS est peut-être une des plus grandes tendances de consommateurs de notre temps, bien qu’ encore sous-estimée ;  nous allons développer cette tendance dans notre Trend Briefing février 2011, donc si vous ne l’avez pas déjà fait, s'il vous plaît, inscrivez-vous à nos Trend Briefings gratuits>>>


PRICING PANDEMONIUM

"PANDEMONIUM DU PRIX"

Bien que les consommateurs aient toujours regardé les offres spéciales et les promotions, les nouvelles technologies et les nouveaux services signifient que 2011 verra un PRICING PANDEMONIUM total :  

  • Davantage de consommateurs sont connectés en permanence et quand ils entendent parler de nouvelles offres en ligne ils peuvent les diffuser rapidement et facilement par le biais de leurs réseaux sociaux.
  • De plus en plus, les consommateurs pourront faire partie de réseaux exclusifs ou de groupes pour soit recevoir des offres spéciales soit pour en demander.
  • Les appareils mobiles permettent de plus en plus aux consommateurs de trouver ou de recevoir des offres dynamiques directement au point de vente ou de comparer les prix en ligne. Cas précis : Amazon.com vient de sortir une application iPhone qui permet aux utilisateurs de comparer les prix en scannant le code barre du produit, de le photographier ou en disant son nom.

Etre toujours connecté change les habitudes de dépenses des consommateurs d’une quantité de façons. Par exemple, le découpage des coupons nécessitait une certaine planification et une application telle que cela  par conséquent, n'avait pas de succès auprès des consommateurs plus intéressés dans le ici et le maintenant (voir NOWISM) ; mais c’est devenu, en ligne, une activité facile. En outre, de dégainer son smartphone au comptoir, d’obtenir les derniers bon plans via GPS ou de scanner les codes barre est donc…intelligent. De ce fait, une source de statut plutôt que de honte.

Les marques continueront à répondre avec quantité de nouveaux modèles commerciaux innovants et des stratégies de prix au cours des 12 prochains mois, en s'appuyant sur :

  • L’achat groupé. Les deux milliards de consommateurs en ligne peuvent exercer leur pouvoir d'achat collectif, aidés par l'hôte de services et de réseaux sociaux qui font qu'il est plus facile que jamais de s'organiser et d'agir. Gardez un œil sur la grande réussite 2010 qu‘est Groupon ou leur concurrent Living Social. Les sites d'achats groupés naissent un peu partout : de GoNabit (qui couvre les marchés arabes comme le Koweït et Dubaï), à Big Lion (Russie) et le Daily Deal (Allemagne). Ou alors considérez ces deux exemples comme la confirmation que l'achat groupé ne va pas disparaître : en septembre 2010, le groupe chinois d'achats groupés Taobao a vendu 200 voitures Smart en 3 heures et demie, tandis qu’en octobre 2010 Walmart a utilisé Facebook pour exécuter leur propre offre d'achat groupé, qui a obtenu les 5000 " likes " nécessaires pour que l’affaire se réalise dans les 24 heures.
  • Les ventes de membres. L'ancien format " club " (pensez à Costco) s’est vu attribué un nouveau bail de vie en ligne, où les communautés de niche se développent. Offrir quelques adhésions limitées ou seulement sur invitation, ne fait qu'accroître l'exclusivité perçue ; les consommateurs SOCIAL-LITE apprécient les aspects sociaux du shopping, tandis que pour les marques, offrant des prix réduits en privé à de petits groupes perturbe le TRANSPARENCY TRIUMPH. Les grandes marques de mode ont été parmi les premières à offrir des gammes à des prix très réduits aux groupes de particuliers, via des sites tels que vente-privee.com, Gilt Groupe et iDeeli mais les ventes aux membres sont maintenant en expansion dans des domaines tels que le voyage (Jetsetter) et les accessoires de maison (One Kings Lane).
  • Les ventes flashs. Les groupes et les communautés de membres utilisent fréquemment des offres limitées dans le temps qui encouragent les achats impulsifs. En limitant le temps disponible, alors que ces ventes sont souvent seulement ouvertes aux membres, les marques sont en mesure de transférer rapidement les stocks excédentaires.  DellOutlet et Threadless ont connu beaucoup de succès avec des ventes flash Twitter et en novembre 2010 le site de ventes flash Hautelook a intégré son offre sur sa page Facebook, afin que les consommateurs puissent profiter de la vente de la journée sans même quitter le site. En effet, avec autant de bons plans au quotidien, il existe maintenant des sites comme Yipit et MyNines qui regroupent toutes les offres.
  • Moins qu'une vente flash mais plus qu’une vente d'un week-end, le site de l’usine du détaillant J.Crew. Ouvert tous les week-end à partir de midi du vendredi au dimanche à minuit (GMT-6), le site offre une sélection limitée de certaines des pièces les plus populaires de J.Crew, produites exclusivement pour l'usine, à prix réduit.
  • Des promotions locales. Avec des consommateurs de plus en plus en mesure de diffuser leur localisation, soit publiquement via Facebook et Twitter ou par d'autres services basés sur la localisation, les marques peuvent proposer des offres directement aux consommateurs à proximité du point de vente. Celles-ci peuvent être des récompenses pour effectuer certaines actions (Shopkick et Checkpoints), des promotions géo-localisées (PlaceCast), ou tout simplement des applications qui fonctionnent avec la localisation telles que Vouchercloud au Royaume-Uni. En effet, malgré le battage médiatique autour des services de jeux de check-in tels que Foursquare, les marques B2C se rendent compte que la meilleure façon d'inciter les clients est de leur proposer des offres (voir la promotion de Gap pour le lancer de Facebook Deals).
  • La tarification dynamique. Traditionnellement pratiquée par l'industrie des transports aériens, l’amélioration de l'information en temps réel permet maintenant aux autres secteurs d'essayer des modèles novateurs de tarification dynamique, tels que le Off and Away aux États-Unis, qui vend des chambres d'hôtel aux enchères et Swoopo, site de " shopping distrayant " allemand où chaque enchère placée étend la période de l'enchère.

MADE FOR CHINA (IF NOT BRIC)

"FAIT POUR LA CHINE (OU POUR LE BRIC)"

Attendez-vous à ce qu’un nombre croissant de marques " occidentales " lancent de nouveaux produits ou même de nouvelles marques dédiées aux (ou en étant respectueux des)  consommateurs dans les marchés émergents. Après tout, c'est là où est l'argent à présent. Les marques occidentales sont toujours favorisées par rapport aux marques locales, donc en rajoutant à leur qualité perçue quelques ajustements locaux, un peu d'amour ou de l'exclusivité c’est un processus tout à fait logique*.

* Comme tous les consommateurs, ces consommateurs chinois, indiens ou brésiliens apprécient les produits qui sont adaptés à leurs besoins, leurs envies et leurs désirs, que ce soit pour des raisons pratiques (forme, taille, caractéristique) ou en raison du désir profond de reconnaissance (la fierté culturelle, le patrimoine, le mode de vie).

Le phénomène MADE FOR CHINA (IF NOT BRIC) n'est qu'une des nombreuses sous-tendances engendrées par la macro-tendance du changement de pouvoir économique et de consommation envers les marchés émergents. Juste pour vous le rappeler :

  • Les ventes de détail en Chine, le principal indicateur des dépenses de consommation, ont augmenté de 18,7% sur un an à $183 milliards USD en mai 2010, après une hausse de 15,2% l'année précédente. (Source : Chinese National Bureau of Statistics, juin 2010)
  • Les ventes de détail en Chine pourraient dépasser celles des États-Unis en atteignant $5 mille millions USD en 2016. (Source : Chinese People’s Political Consultative Conference, septembre 2010)
  • Les consommateurs chinois aisés préfèrent les marques étrangères : 52% des consommateurs dont le revenu annuel dépasse 250 000 RMB ($36 765 USD) font davantage confiance aux marques étrangères plutôt qu’aux marques chinoises alors que seulement 37% ont dit préférer la seconde. (Source : McKinsey, septembre 2010)

Alors, qui a déjà embrayé sur le MADE FOR CHINA ? Consultez les exemples suivants :

  • La marque dENIZEN des jeans Levi's, cible les consommateurs asiatiques/chinois avec des coupes plus étroites.
  • Le téléphone très cher de Dior, Shanghai Blue, uniquement disponible dans les magasins de Shanghai.
  • La nouvelle marque chinoise d’Hermès, Shang Xia ; ses boutiques de luxe vendent du prêt-à-porter et des arts décoratifs inspirés par la culture chinoise.
  • Le sac à main Marcie, de Chloé, en édition limitée pour fêter leur cinquième anniversaire en Chine.
  • L’édition limitée orange métallique M3 Tiger de BMW pour célébrer le 25e anniversaire de son modèle M3 en Chine, qui a coïncidé avec le calendrier lunaire chinois (l'année du tigre).
  • Et finalement, et aussi l'inspiration derrière la dénomination de cette tendance : les employés des magasins Apple à Shanghai ont commencé à porter des t-shirts rouges avec le slogan " Conçu en Californie, fait pour la Chine " écrit en mandarin. Le message est un jeu de mots que l'on trouve sur le dos de tous les iPhones : " Conçu par Apple en Californie, assemblé en Chine ".

P.S. Les marques comme Honda (Li Nian), Nissan (Venucia) et GM (Baojun) travaillent aussi à l'instauration de marques " bon marché " en Chine, vu que de nombreux consommateurs dans les marchés émergents disposent toujours de moins d’argent à dépenser que leurs homologues dans les marchés développés. Et oui, c'est encore une autre sous-tendance des " marchés émergents". Si vous n’en avez pas vraiment lu assez à ce sujet, veuillez relire notre Trend Briefing FUNCTIONALL et EXCEPTIONALL.


ONLINE STATUS SYMBOLS

"LES SYMBOLES DE STATUTS EN LIGNE"

La culture en ligne est toujours la culture, et donc nous allons voir une augmentation des symboles de statuts sociaux en ligne au cours des 12 prochains mois (après tout, les symboles de statuts reflètent l'esprit du temps, comme rien d'autre). Ce qui a commencé avec l’affichage du nombre de visiteurs sur ses pages Flickr ou sur son blog englobe aujourd'hui également le nombre d'amis sur Facebook (ou tout autre réseau social), les suiveurs de Twitter, les check-ins Foursquare et une quantité d'autres paramètres qui indiquent sa " branchitude ".

Au cours des 12 prochains mois, vous ne pourrez pas vous tromper en fournissant vos clients (qui aiment être en-ligne) avec toutes sortes de symbole, virtuel ou du " monde réel " qui permet d’afficher à leurs pairs leurs contributions en ligne, leurs intérêts, leurs créations ou leur popularité.

En effet, un élément supplémentaire auquel il faut faire attention sont les nouveaux symboles de statut qui chevauchent le monde " réel " et celui " en ligne ". Depuis les manifestations physiques du statut numérique (pensez à un Facebook personnalisé et à des souvenirs Twitter), à la reconnaissance en ligne d'activités physiques (des mises à jour ou des badges sur la base des visites réelles), les consommateurs cherchent à arborer leurs symboles de statut en ligne dans tous les domaines. Des exemples amusants (mais bien révélateurs) :

  • Twournal permet aux utilisateurs de Twitter de transformer leurs tweets et leurs images en un vrai journal publié. En plus de créer leurs propres " livres ", les utilisateurs peuvent également acheter et vendre ceux des autres.
  • CrowdedInk, basé aux Etats-Unis, offre une application qui permet aux utilisateurs de décorer des tasses avec des photos de leurs amis Facebook ou de leurs suiveurs Twitter. Les utilisateurs n'ont qu'à se connecter et un aperçu de la tasse est généré automatiquement en quelques minutes.
  • Le jeu social basé sur la localisation  géographique Foursquare récompense ses membres avec des badges après qu’ils aient effectué certaines tâches, par exemple : le badge du Supermayor (récompense décernée quand quelqu'un est maire de 10 endroits différents à la fois), le badge Entourage (attribué lorsqu’on check-in avec 10 amis), le badge Gym Rat (récompense décernée quand quelqu'un a checked-in 10 voyages à la salle de gym en 30 jours), et même le badge Last Degree (attribué lors d’un check-in au Pôle Nord. ;-)
  • Nerd Merit Badges sont des représentations physiques dans la vraie vie de réalisations en ligne d'un utilisateur par le biais Foursquare. Le badge velcro entièrement brodé se vend pour environ $6 USD. Et la propre boutique en ligne de Foursquare propose désormais de vrais badges semblables.

WELLTHY

Puisqu’une bonne santé est maintenant aussi importante pour certains consommateurs que d’avoir les plus grands, les plus récents ou les plus brillants des symboles de statuts, un nombre croissant de consommateurs veulent des produits de santé et des services visant à prévenir la misère, si ce n’est pour améliorer leur qualité de vie, plutôt que simplement traiter les maladies et les affections. Quelques exemples :

  • 73% des consommateurs américains considèrent qu’être en bonne forme physique est important pour leur " bien être ", et 74% disent " se sentir bien dans leur peau ". (Source : Le Groupe Hartman, août 2010)
  • On s’attend à ce qu’environ 500 millions de personnes dans le monde utilisent des applications mobiles de soins pour la santé d'ici à 2015. (Source : Research2Guidance, novembre 2010)
  • Il y avait près de 17 000 applications de santé disponibles sur les sites d’applications les plus importants en novembre 2010, avec 57% d'entre elles étant destinées aux consommateurs plutôt qu’aux professionnels de santé. (Source : Research2Guidance, novembre 2010)
  • Les jeunes adultes utilisent la plus grande partie des applications de santé ou des applications médicales : environ 15% de ceux âgés de 18 à 29 ans ont de telles applications, comparativement à 8% des utilisateurs âgés de 30 à 49 ans. (Source : Le Projet Pew Internet, octobre 2010)

Au cours des 12 prochains mois, comptez sur le fait que les technologies de surveillance deviennent encore plus portables, ou même mettables, et qu’elles deviennent de moins en moins chères (les smartphones détenus par de nombreux consommateurs sont maintenant plus avancés que la plupart des dispositifs médicaux dédiés).

Aussi, à la fois les réseaux sociaux réguliers et ceux spécialisés dans le médical  donnent au public une plate-forme pour échanger, pour comparer et pour discuter de leurs problèmes personnels de santé avec d'autres consommateurs.

Finalement, la " consumérisation " de la santé signifie que plus de consommateurs choisissent des produits qui ont des bénéfices intégrés pour la santé tout en étant bien conçus, désirables, accessibles, amusants, savoureux, intéressants ou connus. Quelques exemples :

  • Le Strollometer est un dispositif qui permet de suivre tous les aspects de la routine de promenade pour une nouvelle mère. Sur l'écran d'affichage du gadget, les mamans peuvent vérifier leur vitesse, la distance parcourue, le temps passé à faire de l'exercice, la vitesse moyenne et maximale, et la température extérieure. Une fois la promenade terminée, elles peuvent ensuite entrer leurs données sur le site Fit4Mum.com et voir leurs résultats en termes de calories brûlées.
  • Sleep On It est une application mobile qui permet aux utilisateurs de connaître leurs habitudes de sommeil nocturne. L'outil gratuit permet de déterminer les facteurs qui peuvent avoir une incidence sur leur sommeil et la quantité de sommeil dont ils ont besoin chaque nuit pour se sentir reposés et pleins d'énergie. Sleep On It permet aux utilisateurs de suivre la durée et la qualité de leur sommeil, ainsi que le temps passé à somnoler et leur humeur pour voir comment le sommeil joue sur leur santé et leur qualité de vie.
  • Philips DirectLife est un écran portable petit et léger qui fait un compte rendu détaillé des activités quotidiennes de l’utilisateur. Les données de l'utilisateur sont téléchargées sur leur site DirectLife personnel, montrant combien de calories ont été brûlées pendant la journée. Les utilisateurs peuvent suivre leurs progrès par rapport à leurs objectifs personnels et avoir accès à un coach personnel en ligne. Les utilisateurs peuvent aussi se comparer à d'autres membres et communiquer avec la communauté en ligne pour s’encourager à partager des conseils et à rester motivés.
  • Microsoft et Sony ont tous deux récemment sorti des contrôleurs de jeu à détection de mouvement : le Kinect de X-Box et Move de Playstation. Les systèmes utilisent des caméras (et un contrôleur pour le Move) pour détecter les mouvements des utilisateurs en pleine partie. Les contrôleurs ont été conçus non seulement pour accroître l'expérience du jeu, mais aussi, un peu comme la Wii de Nintendo, pour y ajouter une dimension physique et saine, avec des jeux comme EA Sports Active 2 et Get Fit with Mel B.

SOCIAL-LITES AND TWINSUMERS

En 2011, le bouche à oreille et les recommandations seront encore plus dépendants de la dynamique de P2P (pair à pair).

Si les TWINSUMERS* (les consommateurs avec des habitudes de consommation similaires, aiment et n'aiment pas, et qui sont donc des sources précieuses pour des recommandations sur ce qu'il faut acheter et vivre comme expériences) améliorent tous la " recherche triée ", les SOCIAL-LITES aiment la découverte, alors les consommateurs deviennent des " curators " ; ils participent activement à la diffusion, au remixage, à la compilation, aux commentaires, au partage et aux recommandations de contenu, de produits, d’achats, et d'expériences à la fois pour leurs amis et pour un public plus large.

*Une mise à jour sur notre tendance TWINSUMER vous trouvera bientôt. C'est bien sûr si vous vous êtes inscrits pour recevoir notre bulletin mensuel Trend Briefings.

Pourquoi les consommateurs voudraient-ils devenir des " curateurs " ? Parce que beaucoup d'entre eux investissent du temps et font un effort dans la construction du BRAND ME, par des profils en ligne qui enregistrent leurs opinions et leurs recommandations. Et comme le public dans les économies de connaissance donne de l’importance aux détails intéressants, pertinents et utiles, ils accordent un certain statut à ces curateurs ou à ces SOCIAL-LITES qui partagent.

En outre, il n'a jamais été plus facile d'être un SOCIAL-LITE. Plutôt que d'avoir à téléphoner, à envoyer un SMS ou même envoyer un mail aux gens, les réseaux sociaux permettent aux utilisateurs de facilement diffuser des informations à un large éventail de personnes sans les interrompre ou les déranger.

Ainsi, les consommateurs vont parler davantage des marques cette année qu’auparavant, et les opportunités pour les marques qui créent des contenus attrayants que les consommateurs veulent partager entre eux, ou qui ont un style propre à chacune donnant envie aux consommateurs de participer seront également plus importantes que jamais. Ainsi, endre facile la possibilité pour les SOCIAL-Lites de retweeter ou " like " ce contenu est absolument essentiel. Exemples :

  • Le STRP Art and Technology Festival qui s'est déroulé 18 au 28 novembre 2010 à Eindhoven, aux Pays-Bas, a utilisé la RFID dans les musées et les galeries permettant aux clients d’évaluer l'art par le biais de bracelets RFID. Les visiteurs se servaient des bracelets RFID et des " dashes " (qui représentent à quel point ils ont aimé quelque chose) pour tagger l’œuvre ; les résultats rassemblés ont été utilisés pour créer un " nuage de tags ", montrant les objets les plus appréciés et où ils se trouvaient.
  • Gogobot est une communauté en ligne de voyages avec un objectif social. Les utilisateurs posent des questions sur les destinations (comme : " Où y a t-il un restaurant sympa à Paris ? ") non seulement à la communauté Gogobot mais aussi à leurs amis Facebook et sur Twitter. Gogobot rassemble les réponses comprenant les images et les liens de tous les endroits mentionnés.
  • Levi's a intégré sa boutique en ligne avec Facebook, permettant aux acheteurs d'interagir socialement avec des amis et de créer une expérience de " même esprit de shopping ". A partir du magasin de la marque Levi's, les utilisateurs sont en mesure de partager les produits avec des amis dans le Friend Store, de mettre " like " sur certains produits ou rechercher les produits " Top Liked " sur Facebook.
  • Amazon permet désormais aux utilisateurs d'intégrer leurs comptes Facebook et Amazon. Cette fonctionnalité permet à Amazon de se connecter au réseau social d'un utilisateur, ensuite de faire des recommandations (de livres, de DVD et de musiciens) basées sur l'information trouvée dans son profil Facebook.
  • Mombo, basé aux Etats-Unis, analyse les flux de Twitter des utilisateurs partout dans le monde et attribue des cotes aux films basés sur l'opinion collective des utilisateurs de Twitter. Chaque tweet est analysé par le moteur du site " analyse d’opinions ". Les utilisateurs qui se connectent avec Twitter obtiendront des recommandations de films basées sur leurs tweets et ceux de leurs amis.
  • Storify aide ses utilisateurs à trier le contenu qu'ils trouvent sur les sites de réseaux sociaux. Les utilisateurs coupent et collent du contenu (ainsi que des images et des vidéo) à partir de diverses sources sur le Web et mettent tout ça ensemble afin de communiquer le message souhaité.

Avertissement : Les coutumes sociales et les comportements sont encore en évolution. Mais les liens que les consommateurs établissent entre eux sont personnels et donc plus utiles (et ne tournent pas toujours autour des marques !). Et les SOCIAL-LITES évoluent encore dans un domaine social avec une importance intrinsèque donnée aux participants. Alors, les marques ont besoin d'avancer avec précaution, de traiter les consommateurs avec respect, et d’être complètement transparentes. Si vous vous trompez, vous trouverez que les SOCIAL-LITES 2011 peuvent être vaches ;-)


EMERGING GENEROSITY

"LA GÉNÉROSITÉ ÉMERGENTE"

En 2011, la GENERATION G(ENEROSITY) continuera à donner. Considérez EMERGING GENEROSITY, au sujet des marques et des particuliers fortunés des marchés émergents (oui, en particulier la Chine) à qui on demandera de plus en plus de partager, de donner, de prendre soin et d’être sympathique et non seulement de vendre et de prendre. Et pas seulement dans leur pays d'origine, mais à l'échelle mondiale. C'est un changement culturel profond et une demande des consommateurs alors que leurs homologues dans les marchés déjà développés ont eu quelques années pour s’y habituer. Quelques statistiques amusantes :

  • 86% des consommateurs mondiaux croient que l'entreprise doit donner la même importance aux intérêts de la communauté qu’aux intérêts de l’entreprise.
  • 78% des consommateurs indiens, 77% des consommateurs chinois et 80% des consommateurs brésiliens préfèrent les marques qui soutiennent les bonnes causes, comparativement à 62% des consommateurs mondiaux.
  • 8 sur 10 consommateurs en Inde, en Chine, au Mexique et au Brésil s’attendent à ce que les marques donnent une partie de leurs bénéfices pour soutenir une bonne cause. (Source : Edelman, novembre 2010)
  • Le nombre de millionnaires en Inde en 2009 a augmenté de 51%, donc 12 6700. (Source : Merrill Lynch, juin 2010)
  • Yu Pengnian, 88 ans, est devenu le premier milliardaire philanthrope chinois en avril 2010. Aujourd'hui, la Fondation Yu Pengnian possède $260 millions USD de dépôts bancaires, et un portefeuille immobilier à Hong Kong et à Shenzhen d’une valeur d’un peu moins de $1 milliard USD, ce qui devrait contribuer à hauteur de $50 millions USD à la trésorerie de la fondation chaque année. (Source : Hurun Rich List, octobre 2010)
  • En septembre 2010, Bill Gates et Warren Buffett ont organisé un dîner pour les ultra-riches chinois pour promouvoir la philanthropie. L'événement a été conforme à leurs précédents efforts pour faire en sorte que les milliardaires américains s'engagent à donner au moins la moitié de leurs richesses. Bill Gates et Warren Buffett ont nié avoir essayé à cette occasion de renouveler l’engagement ou de mettre une quelconque pression sur les participants ; ils ont simplement utilisé l'événement pour répondre aux questions et discuter du développement d’une culture philanthropique. (Source : Washington Post, octobre 2010)

Cette année, toutes les marques ou les particuliers qui réussissent exceptionnellement, seront appelés à rejoindre la GENERATION G. Grâce aux changements de pouvoir et à une implacable TRANSPARENCY TRIUMPH, ceux qui ne savent pas comment donner n'auront plus d'excuses, et nulle part où se cacher ;-)


PLANNED SPONTANEITY

"LA SPONTANÉITÉ PRÉVUE"

Il y a deux ans, nous avons souligné le NOWISM : la convoitise des consommateurs pour la gratification instantanée alimentée par des produits et des services accessibles de plus en plus rapidement et en temps réel.

Nous avons également remarqué que NOWISM faisait partie d'une tendance culturelle, sociale et technologique pour une plus grande spontanéité. Avec un mode de vie devenu fragmenté, avec des environnements urbains très denses (URBANOMICS !) offrant aux consommateurs un certain nombre d'options disponibles instantanément, et vu que les portables / smartphones ont créé une génération qui a peu d'expérience pour prévoir (ou suivre) des plans rigides, 2011 verra une PLANNED SPONTANEITY en plein essor.

Attendez vous à voir les consommateurs se précipiter pour s’inscrire aux services (la partie PLANNED) qui permettent un MASS MINGLING (SE MÉLANGER EN MASSE) infini et presque sans effort avec les amis, la famille, les collègues ou des étrangers-qui-peut-être-deviendront-des-amis-ou-plus-si-affinités (pour la partie SPONTANEITY;-)

Quelle est la prochaine étape ? Regardez au-delà de Twitter, et attendez vous à ce que les (jeunes) consommateurs optent volontairement pour partager, passivement et en permanence, leur localisation*, en échange de suggestions vraiment intelligentes de ce qu'ils pourraient faire ou avec qui ils pourraient se réunir. Est-ce que les consommateurs acceptent que leurs données mobiles soient recueillies, agrégées, analysées et partagées ? Si les avantages sont suffisamment intéressants, amusants ou améliorent la vie, alors très probablement, oui.

* Selon Jeff Jonas  d’IBM, les appareils mobiles aux Etats-Unis créent environ 600 milliards de " transactions " géo-spatiales taguées par jour (c'est à  dire  chaque appel et chaque texto, et pas seulement les smartphones connectés à internet !)

Pour les consommateurs, de savoir où ils sont et ce qui est autour d'eux et qui il y a c’est la clé de PLANNED SPONTANEITY. C'est sur le point de devenir beaucoup plus facile, alors que la géo-localisation devient un élément clé des réseaux sociaux et des applications web (à partir de fournisseurs existants en ajoutant des informations de localisation, telles que Facebook's Places, Twitter's locator, et Google's Hotpot, à des services dédiés comme Foursquare, Gowalla et Brightkite). Exemples :

  • Geomium prend les données des sites locaux d’avis comme Yelp et Qype et les associent avec l'information sociale non seulement pour permettre aux utilisateurs de voir leurs amis qui se trouvent à proximité, mais aussi pour découvrir des événements proches, des informations sur les lieux et des offres.
  • LikeOurselves permet aux individus ayant des intérêts communs de se trouver les uns les autres grâce à des groupes mobiles. Le service permet également aux utilisateurs de créer rapidement un groupe et d’en retrouver les membres jusqu’à 20 miles autour de leur localisation, permettant des rendez-vous à l’improviste.
  • Fast Society est une start-up basée à New York qui est revenue aux origines de Twitter, visant à simplifier la communication entre amis qui se déplacent. Le service fonctionne avec les SMS, et les groupes durent entre 3 heures et 3 jours, augmentant le caractère spontané de l'offre.
  • Unsocial vise à être un facilitateur de rencontres pour les personnes qui partagent la même profession ou sont dans la même industrie. Unsocial utilise un algorithme de localisation - en ouvrant l'application et en se connectant, un utilisateur est en mesure d'appuyer sur le bouton " People ", après quoi l'application affichera les réponses pertinentes à proximité.

ECO SUPERIOR

"ÉCO-SUPERIEUR"

Le plus grand défi pour les gouvernements, les consommateurs et les entreprises (récession ou pas de récession) reste la quête des sociétés et des économies les plus respectueuses de l'environnement. Quand il s'agit de la " consommation verte ", il faut s'attendre à une hausse des produits ECO-SUPERIOR : des produits qui ne sont pas seulement écologiques, mais supérieurs aux polluants actuels de toutes les manières possibles. Pensez à un mélange qui soit bon pour l’environnement mais supérieur en fonctionnalité, supérieur en design, et / ou économiquement supérieur.

Pourquoi ce besoin d'ECO-SUPERIOR ? Le nombre de consommateurs recherchant activement des produits " verts " vient d'atteindre un plateau, vu que les consommateurs traditionnels commencent à s'interroger sur la valeur et sur l'efficacité de passer au vert :

  • Alors que 40% des consommateurs disent qu'ils sont prêts à acheter des produits verts, seulement 4% d’entre eux le font réellement lorsqu'ils ont le choix. (Source : Journal of Marketing, septembre 2010)
  • 58% des consommateurs dans le monde pensent que les produits respectueux de l'environnement sont trop chers, tandis que 33% pensent que les produits respectueux de l'environnement ne sont pas aussi efficaces. (Source : GfK Roper, septembre 2010)
  • Si le volume des produits écologiques disponibles pour les consommateurs américains ont augmenté de 73% entre 2009 et 2010, seulement 5% des produits n’avaient pas de revendications " d’éco-blanchiment ". (Source : Terrachoice, octobre 2010)

Attendez-vous à voir un certain nombre de grandes marques (impliquées dans cette niche de marché) à passer d’un marketing focalisé sur la particularité écologique de leurs produits et de leur éco-responsabilité, vers des alternatives traditionnelles : en soulignant la supériorité de la qualité et du design, en augmentant la durabilité et / ou en diminuant les coûts du fonctionnement des produits d'une façon qui plaira même au consommateur le plus éco-sceptique, égoïste ou en difficulté financière.

Des exemples d’ECO-SUPERIOR ? Parlons d’Ovopur, un système bien conçu, naturel et respectueux de l'environnement de purification d'eau, ou le Stealth Toilet, qui contient un système de chasse d’eau qui utilise seulement 3 litres d'eau par chasse - économisant environ 75 700 litres d'eau chaque année pour une famille moyenne, ou Renault DeZir, une concept supercar " verte " qui se déplace de 0 à 60 en cinq secondes, ou l’ampoule Philips 12-watt EnduraLED...

Pendant ce temps, notre tendance ECO-EASY, que nous avons soulignée dans nos 10 tendances pour 2010, est toujours aussi forte. Voilà ce que nous avons dit il y a un an :

" Bien que les bonnes intentions actuelles des entreprises et des consommateurs soient utiles, des éco-résultats sérieux dépendront de la fabrication des produits et des processus plus durables sans que les consommateurs même s'en aperçoivent. Et, si nécessaire, ne pas laisser la possibilité dès le début aux consommateurs et aux entreprises d’opter pour des alternatives moins durables. Ce qui peut souvent signifier une intervention ferme, voire douloureuse, de la part du gouvernement, ou alors un énorme courage de la part des entreprises, ou encore avec un design et une réflexion brillamment pensés, ou même tout ça ensemble. Ce peut aller de bâtiments complètement " verts ", à une interdiction complète de l’utilisation de sacs et de bouteilles en plastique, jusqu’à des quotas super-stricts pour le thon rouge – tout ce qui, par défaut, ne laisse aucun choix, aucune place à la complaisance, et qui permet donc aux consommateurs (et aux entreprises) de " facilement " faire ce qui est juste et nécessaire. "

Voici juste un exemple ECO-EASY qui a récemment attiré notre attention :

  • En septembre 2010, le célèbre parc national Cinque Terre, en Italie a annoncé que l'utilisation de bouteilles d'eau en plastique par les touristes et les visiteurs étaient interdite, dans une tentative visant à  préserver le littoral de la pollution et des détritus. Au lieu de cela, les visiteurs seront en mesure d'acheter des flasques en métal réutilisables qu’ils pourront remplir d’eau plate ou pétillante des fontaines publiques.

OWNER-LESS

"SANS PROPRIÉTAIRE"

Nous avons parlé de la ré-émergence de la propriété fractionnée et des modèles de vie de location-gérance (finis les biens à temps partagé douteux !) dans notre briefing TRANSUMERS en 2006. Des marques comme Rent the Runway (mode) et Avelle (sacs à main – autrefois Bag, Borrow or Steal) et P1 (voitures de luxe) ont montré que pour de nombreux consommateurs, l'accès est mieux que la propriété. En effet, au cours des dernières années, il y a eu peu d'industries qui n'ont pas obtenu le " traitement Netflix " des manuels aux bijoux aux jeux vidéo éducatif jusqu’aux calculatrices.

Pour les consommateurs, l'intérêt est évident :

  • Etre propriétaire dans le sens traditionnel implique un certain niveau de responsabilité, de coût et d’engagement. Les consommateurs, qui recherchent la commodité et le fait d’avoir le plus grand nombre d’expériences possibles, ne veulent pas de ces choses.
  • La multipropriété et les modèles de vie de location-gérance offrent la possibilité d’un renouvellement perpétuel du meilleur de ce qui vient de sortir, de maximiser la capacité du nombre et de la variété des expériences, et de permettre aux consommateurs d'accéder à un luxe autrement hors de portée.
  • De posséder des objets encombrants, pas souvent utilisés est à la fois coûteux et pas viable, en particulier dans les environnements urbains denses où l'espace est très recherché. Avec plus de consommateurs ayant un accès mobile à des systèmes en ligne, il est plus facile de réserver les articles quand et où ils vous sont nécessaires (voir PLANNED SPONTANEITY).

Maintenant, cela pourrait être l'année où le partage et la location font vraiment partie de la conscience des consommateurs en général. Deux faits marquants :

  • Attendez-vous à voir de plus en plus de grandes marques se mettre à l’action. Prenez par exemple l'auto-partage, l'un des grands succès de la tendance OWNER-LESS, avec des clubs de voitures qui surgissent partout dans le monde : Zipcar est le leader sur le marché, mais des services similaires peuvent être trouvés partout de l'Australie (GoGet) au Brésil (Zazcar). Les grandes marques, ayant vu le succès de ces start-up veulent en profiter aussi : Hertz a lancé son service de partage de voitures Connect en décembre 2008, et maintenant Daimler a ajouté Hamburg et Austin, Texas, après la réussite de leur projet pilote car2go à Ulm (Allemagne). En juillet 2010, Peugeot a lancé le service de " mobilité " Mu au Royaume-Uni, après un lancement réussi en France, en Allemagne, en Italie et en Espagne. Les clients peuvent louer des voitures, des scooters, des fourgonnettes ou même des bicyclettes.
  • Les autorités locales trouvent que les solutions communes leur permettent d'étendre leurs services à moindre coût et d'une manière durable. Les programmes de vélos publics ont été le hit mondial de 2010, avec des programmes dans le Minnesota, à Londres, à Mexico City et dans la Ruhr en Allemagne. Maintenant, les gouvernements cherchent de nouvelles formes de transport : à Paris (qui fut pionnier du vélo-partage) le lancement d’Autolib, un système de partage de voitures électriques prévu en septembre 2011, et le New York City Department of Transportation a annoncé en Octobre 2010, qu’il avait établi un partenariat avec Zipcar.

Un autre coup de pouce pour l'économie OWNER-LESS, c'est qu’avec tant d'initiatives de transport aussi visibles, tous les consommateurs commencent à avoir l’habitude de voir ces programmes en action et sont donc de plus en plus à l'aise avec l'idée de partage et de location d’objets qui peuvent être grands, chers, ou même futiles.

P.S. La brève introduction ci-dessus ne se penche que sur les offres des marques et des gouvernements. Il y a aussi toute une série de sites de partage P2P qui foisonnent pour faciliter la location et le partage entre les consommateurs, avec un peu de tout : du logement à la mode, aux voitures (et pour les places de parking) disponibles. Attendez-vous à un Trend Briefing sur le développement du OWNER-LESS.


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